22.6.03


Sensation

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,*
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.

[Arthur Rimbaud]

Jeu de mots :
* Et j’irai loin, bien loin, comme un bloguémien, enne.

21.6.03


Je termine cette journée de la «Fête de la musique» en écoutant Diana Krall tout en sirotant une crème de menthe blanche sur glace. Le site de Madame Krall vaut le détour malgré son approche «promo». Vous y trouverez de nombreux extraits de ses chansons, des photos, ainsi que sa discographie.


La Grande Rousse bat la mesure à travers une symphonie de mots, de liens pertinents, de chansons et de textes pour la «Fête de la musique».


Un souvenir de WOODSTOCK (le matin du 16 août 1969)
Blogue ta musique

Imaginez le contexte suivant : le soleil se lève et je regarde autour de moi pour réaliser que je suis sur une autre planète. Il y a du monde partout à perte de vue et ma rousse compagne dort profondément. J’ai en tête les musiques et les chansons de la veille, celles de Ravi Shankar, Arlo Guhtrie, Richie Havens... Je suis conscient que je vis des heures importantes et que l’événement marquera l’histoire de la musique lorsque soudainement une musique céleste me vient à l’esprit, celle de Ludwig Van Beethoven,  la «Pastorale». Ce fut pour moi un émerveillement que de constater combien l’œuvre de ce Génie s’imposait dans le contexte Woodstock à travers ses tableaux imaginatifs de la nature. Plus tard, un guitariste parmis la foule joue des accords de la neuvième, l’Hymne à la joie. Woodstock fut magique de biens des façons.

20.6.03


«BLOGUE TA MUSIQUE»
Montréal le 20 juin 22:00 / Paris le 21 juin 04:00

••• Je vous invite à pianoter sur votre clavier pour expérimenter Le piano graphique (Shockwave requis)

Le concept :
- Chaque lettre du clavier déclenche un son et une animation qui se place sous la souris.
- En pianotant, les images se mélangent et les sons se mixent. Toutes les combinaisons de touches sont possibles. L’œuvre ouverte se compose et se recompose à l’infini jusqu’à ce que l’utilisateur trouve un point d’orgue à son exécution.

J’ai pianoté plus d’une heure sur Les claviers Compulsion et Lov’Techno. Absolument captivant.

••• Une photothèque pour les amateurs de musique
...plus de 600 000 clichés sur le site de Mephisto

Mephisto est né en 1985, de la rencontre de deux photographes, Didier Ferry et Yves Carrère, passionnés de musique et particulièrement de jazz. Au fil des jours et des rencontres (d'autres photographes laissent leurs images en dépôt), Mephisto est devenu un studio de prise de vues et une photothèque de référence pour qui recherche des photographies de musiciens ou d'ambiances musicales. Les archives, dont l'origine remonte à novembre 1956 (Paris - Birdland show à Pleyel, Miles Davis et Lester Young), contiennent plus de 600 000 clichés, couleur et noir et blanc.

••• Je propose ce beau détour :
Musique primordiale, Bach, puis le silence!... via l’Antre de Zénon

19.6.03


Découvrez le Phoons (prononcé foune). «John», l’auteur de ce site, reçoit des images de Phoons du monde entier. Voici de belles trouvailles dans la section «Sculptures»

16.6.03


Pierre Bourgault... le libre penseur (1934-2003) / Extrait de l’une de ses nombreuses chroniques :

«Pour un peu de tendresse...»
Si forte soit la constitution physique, le cœur et l’âme restent fragiles. Dieu merci ! il y a la tendresse qui se fait l’abat-jour de la passion quand celle-ci, brillant d’un éclat trop brutal, risque d’aveugler qui elle voudrait éclairer sous un meilleur jour.

Être tendre, n’est-ce pas aussi tendre vers ?
[Pierre Bourgault]


Le cinéma Ex-Centris lance la saison des festivals d'été avec Magnifico... (la suite) via le Guide culturel de Radio-Canada. Au programme, Bowling for Columbine, de Michael Moore, Québec-Montréal, de Ricardo Trogi, Le Peuple migrateur, de Jacques Perrin, et Le Dictateur [The Great Dictator], le chef d'oeuvre de Charlie Chaplin dans sa version restaurée.

Bande-annonce du film Bowling for Columbine (Format QuickTime via Apple.com)

10.6.03


J’écoute depuis des années Jacques Loussier pour ses versions «Jazz» de Bach, Vivaldi, Ravel et Satie. Je vous invite à consulter l’hommage de Frank Ernould pour en savoir plus sur ce virtuose du piano... ainsi que de sa riche discographie.

Ce matin avec mon balladeur, j’écoutais la version Loussier de «l’Été» de Vivaldi dans les allées invitantes du marché Jean-Talon Ce fut délicieux dans tous les sens du mot.

3.6.03


Pour une amie qui s’envole vers San Francisco Californie

(Voici un extrait de mon reportage sur la ville de San Francisco publié dans le magazine «Nous» en septembre 1978)

«AILLEURS,» c’est à San Francisco, par michel sd
Peut-être la plus européenne de toutes les villes d’Amérique, on y trouve aussi les plus étonnants Américains — et le rythme de vie le plus aimable de toute l’Amérique.

VIVE LE CABLE CAR ! (funiculaire)
Le cable car, c’est le grand jouet, le joujou magnifique de San Francisco. Il date de 1890 — c’est le seul monument historique américain sur roues ! Déficitaire depuis 1964, c’est une autre merveilleuse folie et je m’en voudrais de passer sous silence l’esprit qui règne à bord de cet engin rudimentaire. Les conducteurs sont jeunes, portent barbe et cheveux longs. Il leur arrive de «piquer des jasettes» avec les piétons. À l’intérieur du funiculaire, ils sont tout aussi relaxés et discutent entre eux. Le temps glisse, les minutes s’écoulent doucement, même par un lundi matin «smoggy».

Le funiculaire s’attaque aux côtes abruptes et nous fait découvrir des maisons aux tons pastel: rose, jaune, bleu, vert. En haut des collines, sur le marche-pied, une vue superbe s’offre, et si vous redescendez vers Fisherman’s Wharf, le port de pêche de la ville, vous trouverez des crabes frais pêchés, que vous pourrez manger debout.

Le soir, l’ambiance à bord n’est pas tapageuse, mais elle vous oblige à rester éveillé jusqu’aux petites heures.

J’oubliais : Il fait bon marcher des heures dans les rues; la brise fraîche du Pacifique chatouille le nez, le soleil réchauffe les épaules. C’est le printemps perpétuel dans cette ville avec ses fleurs et son odeur particulière. San Francisco a un énorme défaut : il est difficile d’en repartir !

PS : J’espère que tu y trouveras ce même esprit. Photos récentes de Manu et Angela

2.6.03


Via Lire.fr : Ce que la guerre a changé dans les mots par Marie Gobin / Extrait : En temps de guerre, l'euphémisme est roi et l'hyperbole guette. Il est instructif d'observer les façons dont les chefs de guerre utilisent les mots. Et comment les médias les relaient.

1.6.03


Pour les passionné(e)s du cheval... l’Encyclopédie de l’Agora nous présente un dossier sur «La plus noble conquête que l'homme ait faite» par Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon. Faites un détour par les autres documents associés au dossier pour la description des races de chevaux, l’art équestre et le cheval selon Montaigne.